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Amende radar Belgique 2026 : tarifs et tolérance

L’amende radar belge se calcule sur la vitesse retenue, après déduction de la marge de 6 km/h sous 100 km/h ou 6 % au-delà. Jusqu’aux seuils, c’est une perception immédiate ; au-delà de 30 km/h en agglomération ou de 40 km/h ailleurs, citation directe devant le tribunal de police (art. 29 §3 de la loi du 16 mars 1968).

Par SosAmendes · publié le 13 avril 2026 · mis à jour le 8 octobre 2026 · 14 min de lecture

Vous avez reçu une amende en Belgique ? Vérifiez-la point par point.

Vérifier mon amende

L'excès de vitesse est le contentieux roulage le plus fréquent en Belgique. Pourtant, peu d'automobilistes connaissent la formule exacte de calcul du tarif, la marge technique appliquée, ni les seuils qui basculent l'infraction vers une comparution obligatoire devant le Tribunal de police. Ce guide rassemble en une seule page tout ce qu'il faut savoir pour comprendre, vérifier et — si nécessaire — contester un PV vitesse belge en 2026.

Les limitations par défaut

Avant même d'examiner le tarif, encore faut-il connaître la limite applicable. L'article 11 de l'arrêté royal du 1er décembre 1975 portant règlement général sur la police de la circulation routière fixe les limitations par défaut :

  • 50 km/h en agglomération (panneaux d'entrée F1 / F3) ;
  • 30 km/h en zone 30, en zone résidentielle, en zone de rencontre et aux abords d'école pendant les heures scolaires ;
  • hors agglomération, la limite par défaut dépend de la Région (les Régions ont fixé des valeurs différentes, par exemple 70 km/h sur certaines routes flamandes et 90 km/h en Wallonie) : ces valeurs régionales n'ont pas été relues sur un texte officiel dans le cadre de ce guide — vérifiez-les auprès du gestionnaire de voirie de votre Région (Agentschap Wegen en Verkeer, SPW Mobilité, Bruxelles Mobilité) ;
  • 120 km/h sur autoroute et route pour automobiles, sous réserve des limitations propres à certains véhicules.

Dans tous les cas, c'est la signalisation en place (panneau B14, conforme à l'AR du 1er décembre 1975 et visible depuis la chaussée) qui fait foi sur le tronçon contrôlé.

Le tarif 2026 : la formule officielle

L'Arrêté royal du 19 avril 2014 relatif à la perception et à la consignation d'une somme lors de la constatation d'infractions en matière de circulation routière fixe la formule de calcul des amendes pour excès de vitesse en perception immédiate :

Source des montants. Le forfait pour les dix premiers km/h et les montants par km/h supplémentaire ci-dessous figurent à l'art. 2, 2°, du texte consolidé de l'AR du 19 avril 2014 (mis à jour au 1er juillet 2026, relu le 4 octobre 2026) ; confirmez-les sur mobilit.belgium.be avant de payer ; les montants par degré — 64 € (1ᵉʳ degré), 128 € (2ᵉ), 191 € (3ᵉ), 520 € (4ᵉ) — sont aussi publiés par le SPF Mobilité. La redevance administrative qui s'ajoute à toute perception immédiate est indexée : son montant du jour figure sur votre document.

Le barème n'est pas proportionnel dès le premier km/h : les dix premiers km/h de dépassement sont couverts par un forfait, et seuls les km/h au-delà de 10 sont facturés à l'unité. Depuis l'indexation du 1er juillet 2026 (+10 %), les montants sont :

  • Les 10 premiers km/h de dépassement : 58 € (53 € auparavant).
  • Chaque km/h au-delà de 10, hors agglomération et sur autoroute : + 7 € (6 € auparavant).
  • Chaque km/h au-delà de 10, en agglomération, zone 30, abords d'école, zone résidentielle et zone de rencontre : + 12 € (11 € auparavant).

Une redevance administrative indexée s'ajoute à ces montants ; son montant figure sur votre document.

Le tarif 2026 : la formule officielle
ZoneFormule+10 km/h+20 km/h+30 km/h
Agglo / Zone 30 / Abords écoles58 € puis + 12 €/km/h au-delà de 1058 €178 €298 € (au-delà : Tribunal)
Hors agglo / Autoroute58 € puis + 7 €/km/h au-delà de 1058 €128 €198 €

Le dépassement se calcule toujours sur la vitesse retenue, après déduction de la marge d'erreur.

Au-delà des seuils, l'art. 29 §3 prévoit un régime propre : citation directe devant le Tribunal de police. Pour les faits commis depuis le 1er septembre 2026, l'article 29 §3 de la loi du 16 mars 1968 fixe lui-même l'amende de 80 € à 4 000 €, à multiplier par les décimes additionnels désormais fixés à 2,5 décimes, soit ×1,25 (loi du 5 mars 1952 modifiée par la loi du 16 mars 2026, en vigueur avec le nouveau Code pénal). Pour les faits antérieurs, la base était de 10 € à 500 € multipliée par ×10 (90 décimes depuis le 1er février 2026). Dans les deux cas, le montant effectif s'établit entre 100 € et 5 000 € — la fourchette payable n'a pas changé le 1er septembre 2026 —, hors frais de justice, avec une déchéance du droit de conduire de 8 jours à 5 ans. Les seuils et leurs conséquences sont détaillés dans le guide seuils de comparution au Tribunal de police.

Les seuils Tribunal — l'article 29 §3

C'est le seuil critique à connaître. L'article 29 §3 de la Loi du 16 mars 1968 prévoit un régime propre (amende de 80 € à 4 000 € pour les faits depuis le 1er septembre 2026, déchéance obligatoire), distinct du quatrième degré, pour :

Le dépassement de la vitesse maximale autorisée de plus de 40 kilomètres par heure, ou le dépassement de la vitesse maximale autorisée de plus de 30 kilomètres par heure dans une agglomération, dans une zone 30, aux abords d'écoles, dans une zone de rencontre ou une zone résidentielle.

Le texte énonce que ces dépassements « sont punis » d'une déchéance du droit de conduire de huit jours au moins et de cinq ans au plus. Autrement dit, la déchéance n'est pas une faculté laissée au juge : ce qu'il apprécie, c'est sa durée et l'octroi éventuel d'un sursis. En cas de récidive dans les 3 ans, l'article 38 §6 durcit le régime par paliers — minimum 3 mois à la première récidive, 6 mois à la deuxième, 9 mois à la troisième, avec examens de réintégration.

La marge technique (annexe 2 de l'AR du 12 octobre 2010)

Les radars belges appliquent une marge technique destinée à absorber les incertitudes de mesure. Elle ne vient pas de la loi de 1968 mais de l'annexe 2 de l'arrêté royal du 12 octobre 2010 relatif aux instruments de mesure utilisés pour surveiller la police de la circulation routière (fiche du SPF Économie), qui fixe les erreurs maximales tolérées (EMT) des cinémomètres et dont l'application relève du SPF Économie - Service Métrologie. En conditions de circulation :

  • 20 % pour toute vitesse mesurée inférieure à 30 km/h ;
  • 6 km/h pour toute vitesse mesurée de 30 à 100 km/h ;
  • 6 % pour toute vitesse mesurée supérieure à 100 km/h.

En laboratoire, les EMT sont plus serrées (± 10 %, ± 3 km/h, ± 3 % pour les mêmes bandes), et l'annexe impose que l'erreur moyenne sur l'ensemble des mesures ne dépasse pas 3 km/h. La valeur déduite de votre vitesse est donc le plafond d'erreur toléré, pas l'erreur réellement commise ce jour-là : le système suppose, en faveur du conducteur, que l'appareil s'est trompé au maximum autorisé. Ce n'est pas une tolérance policière : aucune autre marge ne s'y ajoute, et la vitesse retenue est poursuivie dès le premier km/h de dépassement.

De la vitesse mesurée à la vitesse retenue

La correction se déduit de la vitesse mesurée, et c'est la vitesse mesurée qui détermine la bande applicable.

De la vitesse mesurée à la vitesse retenue
Vitesse mesuréeMarge déduiteVitesse retenueLimite applicableDépassement retenu
56 km/h6 km/h50 km/h50 km/haucun
62 km/h6 km/h56 km/h50 km/h6 km/h
91 km/h6 km/h85 km/h70 km/h15 km/h
128 km/h6 % (7,7 km/h)120,3 km/h120 km/h0 km/h
156 km/h6 % (9,4 km/h)146,6 km/h120 km/h26 km/h

Le passage à la marge proportionnelle se fait sans rupture : à 100 km/h mesurés, 6 % valent exactement 6 km/h, puis la correction croît avec la vitesse. Sur autoroute, il faut être mesuré à environ 128 km/h pour que la vitesse retenue franchisse 120 km/h — une conséquence arithmétique, pas une tolérance garantie.

Tarifs correspondants (barème relevé ci-dessus) : 91 km/h mesurés sur zone 70 → 15 km/h de dépassement hors agglomération, 58 € + 7 × 5 = 93 € ; 156 km/h mesurés sur autoroute → 26 km/h de dépassement, 58 € + 7 × 16 = 170 €.

Zones 30 et 20 : la bande des 20 %

Sous 30 km/h mesurés, la marge n'est pas de 6 km/h mais de 20 %. Cette bande concerne les zones résidentielles et de rencontre (20 km/h) et les mesures très basses en zone 30. Mesuré à 29 km/h dans une zone 20 : marge de 5,8 km/h, vitesse retenue de 23,2 km/h, dépassement retenu de 3 km/h.

La bande se détermine sur la vitesse mesurée, pas sur la limite : un relevé à 34 km/h en zone 30 relève de la bande 30-100 km/h, donc de 6 km/h de marge, et non des 20 %.

Le type d'appareil ne change pas la marge

L'annexe 2 ne prévoit pas d'erreurs maximales tolérées distinctes selon le type de cinémomètre : radar fixe, lidar, radar embarqué et appareil mesurant la vitesse moyenne sur un parcours déterminé — cas que l'annexe couvre expressément — relèvent des mêmes bandes. Ce qui varie, ce sont les conditions d'emploi fixées dans le dossier d'approbation de modèle de chaque appareil (angle de visée, distance de mesure, mesure à l'arrêt ou en mouvement) : c'est là que se trouvent les vrais griefs techniques. La spécificité du radar tronçon tient à ce qui est mesuré, une moyenne sur une distance, et non à la marge ; elle est traitée dans le guide des radars tronçons.

Vérification périodique : tous les deux ans, pas tous les ans

L'appareil doit avoir été approuvé (approbation de modèle), avoir subi une vérification primitive, puis des vérifications périodiques. L'article 12 de l'AR du 12 octobre 2010 fixe la périodicité de cette vérification à deux ans ; un instrument réparé avec bris des scellés repasse par une vérification primitive. L'argument « le certificat datait de plus de douze mois » repose donc sur une périodicité annuelle qui n'existe pas. Ce qui reste solide : l'absence de vérification valide au jour de la constatation, un appareil employé hors des conditions de son approbation, ou l'impossibilité d'établir l'identité de l'appareil (marque, modèle, numéro de série).

Ce que la marge change à la force probante et à la procédure

Ces conditions — appareil approuvé, vérifié, employé conformément à son approbation — sont celles dont dépend la force probante particulière de l'article 62 (voir la section suivante). Sur le PV, vérifiez que la vitesse mesurée et la vitesse retenue figurent, et que l'écart entre les deux correspond à la bande (une marge de 6 km/h sous 30 km/h mesurés est trop faible). Un recalcul qui ne tombe pas juste est un grief chiffré et vérifiable.

La vitesse retenue fixe aussi la procédure : au-delà de 30 km/h de dépassement en agglomération, zone 30, abords d'école, zone résidentielle ou de rencontre, et de 40 km/h ailleurs, l'art. 29 §3 exclut la perception immédiate (voir les seuils Tribunal ci-dessus). Quelques km/h de marge mal appliquée peuvent faire la différence entre une perception immédiate et une audience.

Force probante du radar — l'article 62

L'article 62 de la Loi du 16 mars 1968 dispose que les constatations matérielles effectuées par des appareils fonctionnant automatiquement et homologués « font foi jusqu'à preuve du contraire ». C'est une présomption iuris tantum : elle peut être renversée par tout moyen, y compris l'expertise contradictoire. Les conditions de la présomption :

  1. L'appareil doit être homologué par le SPF Économie - Service Métrologie ;
  2. Il doit être couvert par une vérification périodique en cours de validité — celle-ci a lieu tous les deux ans (art. 12 de l'AR du 12 octobre 2010), et non tous les ans ;
  3. Le PV doit mentionner la marque, le modèle, le numéro de série et la dernière vérification.

Si l'une de ces conditions manque, la constatation ne disparaît pas mais perd sa force probante particulière : elle redevient un simple élément de preuve, apprécié librement par le juge de police. Vous pouvez exiger la communication du certificat via le greffe du Tribunal.

Le même article impose, depuis le 1er juillet 2026, l'envoi d'une copie du PV dans les 30 jours à compter des faits, un délai qui ne court qu'à partir du moment où l'identité ou l'adresse du contrevenant peut être établie (art. 62, al. 8 ; quatorze jours à compter de la constatation auparavant, contre trente aujourd'hui). Un envoi tardif fait lui aussi perdre la valeur probante particulière du PV — sans l'annuler ni supprimer l'amende.

Vérifier la signalisation B14 sur place

Le panneau B14 (limitation de vitesse) doit être conforme à l'arrêté royal du 1er décembre 1975 : visible, lisible, placé du bon côté de la chaussée, non masqué par la végétation. Si vous suspectez une absence ou une dégradation, retournez sur les lieux avec un appareil photo géolocalisé et photographiez :

  • Le panneau B14 le plus proche en amont (et son éventuel rappel) ;
  • L'angle de vue depuis lequel vous arriviez ;
  • Tout obstacle visuel (arbres, panneaux publicitaires, mobilier urbain) ;
  • L'environnement complet pour repérer le contexte (entrée d'agglomération, sortie de zone 30).

Comment contester — la check-list

Comment contester — la check-list
MotifPreuve à rassemblerArticle applicable
Absence de vérification valideCertificat de la dernière vérification périodique, biennale (à demander au greffe)Art. 62 Loi 16.03.1968
Signalisation absentePhotos géolocalisées du tronçonAR 01.12.1975
Conducteur inconnuDésignation par formulaire art. 67bisArt. 67bis Loi 16.03.1968
Vice de forme PVComparaison du PV aux mentions obligatoiresArt. 29 et 62 Loi 16.03.1968
Copie du PV envoyée après 30 jours (faits depuis le 1er juillet 2026)Date des faits, date d'envoi de la copie, moment où vous étiez identifiableArt. 62, al. 8 Loi 16.03.1968
Erreur d'identification véhiculeCarte grise, photo plaqueCode judiciaire

La requête se dépose dans les 30 jours suivant la réception de l'ordre de paiement, conformément à l'article 65/1 §2 de la Loi du 16 mars 1968, au greffe du Tribunal de police compétent.

Déchéance du droit de conduire

La déchéance attachée aux dépassements de l'art. 29 §3 va de 8 jours minimum à 5 ans maximum. En cas de récidive dans les 3 ans, le minimum monte à 3 mois, puis 6 et 9 mois aux récidives suivantes (art. 38 §6). Le juge peut également imposer la réussite d'examens médicaux, psychologiques, théoriques et pratiques pour récupérer le droit de conduire (art. 38 §3).

Au-delà de la déchéance, les amendes prononcées par le Tribunal de police restent soumises aux décimes additionnels de la Loi du 5 mars 1952. Depuis le 1er septembre 2026, la loi du 25 mai 2026 a inscrit directement dans l'art. 29 §3 une fourchette de 80 € à 4 000 € et la loi du 16 mars 2026 a ramené les décimes à 2,5 (×1,25) ; du 1er février au 31 août 2026, la base de 10 € à 500 € était multipliée par ×10 (90 décimes, loi du 19 décembre 2025). Le montant effectif se situe dans les deux régimes entre 100 € et 5 000 €, hors frais de justice et contribution au Fonds spécial d'aide aux victimes.

Conclusion

L'amende radar belge obéit à une logique simple en apparence — un forfait jusqu'à 10 km/h, puis un montant par km/h plus élevé en agglomération qu'en dehors (barème à vérifier sur mobilit.belgium.be) — mais cache une mécanique stricte : marge technique de 6 km/h ou 6 % (20 % sous 30 km/h), seuils d'article 29 §3 de la Loi du 16 mars 1968 qui basculent vers le Tribunal de police, déchéance du droit de conduire attachée à la peine au-delà, et décimes additionnels (×1,25 depuis le 1er septembre 2026 sur des fourchettes désormais inscrites dans la loi, ×10 sur l'ancienne base auparavant — même résultat). Avant de payer, vérifiez toujours trois choses : la marge technique appliquée, la signalisation B14 sur place, et la validité de la dernière vérification périodique du cinémomètre par le SPF Économie - Service Métrologie. Ces trois contrôles sont les premiers à faire avant de payer.


Questions fréquentes

Quelle est la tolérance réelle d'un radar en Belgique ?
L'annexe 2 de l'arrêté royal du 12 octobre 2010 fixe l'erreur maximale tolérée des cinémomètres en conditions de circulation : 6 km/h de 30 à 100 km/h mesurés, 6 % au-delà de 100 km/h, et 20 % sous 30 km/h. Cette marge est déduite de la vitesse mesurée pour obtenir la vitesse retenue. Concrètement, un radar qui mesure 56 km/h sur une zone 50 retient 50 km/h — pas d'infraction. L'homologation des cinémomètres relève du SPF Économie - Service Métrologie.
Le radar doit-il être homologué pour être valable ?
Oui. L'article 62 de la Loi du 16 mars 1968 dispose que les constatations effectuées par des appareils fonctionnant automatiquement font foi jusqu'à preuve du contraire, à condition que ces appareils soient homologués et régulièrement vérifiés. L'homologation est délivrée par le SPF Économie - Service Métrologie et la vérification périodique a lieu tous les deux ans — et non tous les ans, contrairement à une idée répandue. Vous pouvez demander le certificat de la dernière vérification au greffe en application du droit d'accès au dossier ; c'est l'absence de vérification valide, et non son ancienneté supérieure à douze mois, qui constitue le grief utile.
+35 km/h en agglomération : Tribunal automatique ?
Oui. L'article 29 §3 de la Loi du 16 mars 1968 vise tout dépassement de plus de 30 km/h en agglomération, en zone 30, aux abords d'école, en zone résidentielle ou en zone de rencontre, ainsi que tout dépassement de plus de 40 km/h hors agglomération. Ces infractions ne peuvent pas être réglées par [perception immédiate ou transaction](/guides/transaction-ordre-de-paiement) : elles font l'objet d'une citation directe devant le Tribunal de police. L'article 29 §3 précise que ces dépassements « sont punis » d'une déchéance du droit de conduire de huit jours au moins et de cinq ans au plus : la déchéance fait partie de la peine, seule sa durée relève de l'appréciation du juge.
Que faire si je ne sais pas qui conduisait au moment de l'infraction ?
Le titulaire de la plaque dispose de 15 jours pour communiquer l'identité du conducteur effectif, en application de l'article 67bis de la Loi du 16 mars 1968. La désignation se fait via le formulaire joint au PV ou par Just-on-web. À défaut de communication dans le délai, le titulaire est présumé responsable et peut être poursuivi pour non-désignation (art. 67ter), ce qui constitue une infraction distincte sanctionnée par une amende de plusieurs centaines d'euros.
Les radars tronçons appliquent-ils la même tolérance ?
Oui. Les radars tronçons (qui mesurent la vitesse moyenne entre deux points) sont soumis aux mêmes règles d'homologation et à la même marge technique de 6 km/h ou 6 %. La spécificité tient au mode de calcul : la vitesse retenue est la moyenne arithmétique sur la distance contrôlée, et non la vitesse instantanée. Toute panne du dispositif amont ou aval vicie la mesure et constitue un motif de contestation.
Peut-on contester si le panneau B14 de limitation de vitesse manquait ?
Oui, c'est un motif à examiner en priorité. L'arrêté royal du 1er décembre 1975 portant règlement général sur la police de la circulation routière exige une signalisation verticale conforme. L'absence ou la dégradation du panneau B14 (limitation de vitesse) sur le tronçon où vous avez été flashé est un vice de signalisation que le juge peut retenir pour écarter l'infraction. Photographiez le panneau (ou son absence) avec géolocalisation et joignez la preuve à votre requête au Tribunal de police.
La marge est-elle une tolérance accordée par la police ?
Non. Ce n'est pas un « geste » qui s'ajouterait à une tolérance policière : c'est la marge d'incertitude métrologique de l'appareil, déduite d'office parce que la mesure ne peut pas être tenue pour exacte au km/h près. Aucune tolérance policière ne s'y ajoute : la vitesse retenue après déduction de la marge est poursuivie dès le premier km/h de dépassement.
La marge change-t-elle selon le type de radar ?
Non. L'annexe 2 de l'AR du 12 octobre 2010 fixe les mêmes erreurs maximales tolérées pour tous les cinémomètres, y compris ceux qui mesurent une vitesse moyenne sur un parcours déterminé (radars tronçons). Ce qui varie d'un appareil à l'autre, ce sont les conditions d'emploi fixées dans son dossier d'approbation de modèle — angle de visée, portée, mesure depuis un véhicule en mouvement.
Comment obtenir le certificat de vérification du radar ?
Demandez l'accès au dossier répressif auprès du parquet de police ou du greffe du tribunal compétent, en visant le procès-verbal par son numéro. Le dossier doit permettre d'identifier la marque, le modèle, le numéro de série de l'appareil et la date de sa dernière vérification. Un appareil dont la vérification en cours de validité ne peut pas être établie perd le bénéfice de la force probante particulière de l'article 62.

Pour aller plus loin

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